Nous revoilà pour une nouvelle édition du coin lecture ! Un rendez-vous qui me plait toujours autant et qui me permet de revenir et vous partager mes dernières lectures. Au programme pour aujourd’hui de la variété avec plusieurs styles différents : de la nature writing, du classique, du philosophique et de la fiction. J’espère vous donner des idées lectures et si au contraire vous les avez déjà lu n’hésitez pas à partager votre propre ressentis sur les livres, j’aime confronter les points de vue ! Alors, vous êtes prêts ?

4ème de couverture

Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j’avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer. – Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m’explica-t-il. Fais attention à ça. Tu dois t’en constituer toute une réserve avant que la neige n’immobilise ton camion.
Je ne voulais pas poser cette question, mais comme ça semblait important, je me lançai : – Heu… C’est quoi, une corde de bois ?
Ainsi débute le long hiver que Pete Fromm s’apprête à vivre seul au coeur des montagnes Rocheuses, et dont il nous livre ici un témoignage drôle et sincère, véritable hymne aux grands espaces sauvages.

Généralités

Nom du livre : Indian Creek

Parution : 1993

Nombre de pages : 251

Auteur : Pete Fromm

Mon Avis

Ma deuxième lecture du genre, après Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson que j’avais déjà présenté ici. Un roman donc autobiographique et nature writing. Il s’agit bien d’un style qui nous fait s’évader et vivre de grandes aventures. J’ai plusieurs autres œuvres du type qui attendent sur ma pile à lire et j’ai hâte de découvrir plus de ce genre.

Indian Creek est l’aventure de son auteur, Pete Fromm, étudiant qui décide de passer un hiver entier coupé du monde ou presque, au beau milieu des rocheuses, pour surveiller le gel d’un coin de rivière à saumons. Au départ emballé et insouciant, au moment de se lancer il comprend rapidement le challenge et la difficulté de la tâche à venir.

J’ai beaucoup apprécié suivre son aventure. Tantôt euphorique, tantôt déprimé, on imagine bien l’ambivalence des sentiments lors d’un tel hiver et nous nous retrouvons plongé avec lui dans le froid, les galères et la solitude. On suit également ses fiertés quotidiennes, ses galères, ses questionnements. La découverte de la vie sauvage avec notamment les animaux qu’il piste ou qu’il découvre, la vie de la forêt alors même qu’elle est solitaire et vide, elle continue tout de même à vivre et donner son lot de surprises. La neige, sauvage, imprévisible mais surtout d’une force, elle en devient presque un personnage tant elle joue un rôle important dans son quotidien. Les autres trappeurs ou autres visiteurs de la montagne.

L’évolution de Pete Fromm tout au long du roman est très intéressante, d’abord entrain à se lancer dans une aventure il fini vite par déchanter en se rendant compte de la solitude qui l’attend en quittant tous ces amis, et au challenge qu’il démarre lui qui n’y connait rien. Plusieurs fois on ressent comme il est perdu, qu’il regrette presque. Puis la montagne lui rappelle à quel point ce qu’il vit est exceptionnel. Sur toute la longueur il évolue et devient plus serein, plus proche de ce pourquoi il est parti, mais aussi il fini par s’y attacher, à ce coin.

Forcément, pour les amoureux de la nature on est comblé. Vie animale, météo lunatique, forêt immense et implacable. Cette nature sauvage est dépeinte avec précision mais sans devenir assommante. Le style est facile mais les descriptions nous permettent de voyager.

Là où j’ai pu avoir un peu de mal c’est la façon dont la chasse est aussi importante pour lui, j’ai eu du mal à m’y identifier. Je comprends totalement l’importance que ça a dans son récit, comment il a vécu tout ces événements et a poussé le côté baroudeur à l’extrême dans le but de vivre à 100% l’expérience, mais la barbac était un peu trop présente à mon goût. Néanmoins on comprends tout de même qu’il a un grand respect pour le monde animal et lui même en devient gêné j’ai eu l’impression, du coup même s’il ne s’agissait pas des parties que j’ai préféré je pense qu’elles étaient tout de même importantes au roman.

Bien entendu après un roman pareil on a envie d’enfiler ses bottes de montagnes, une grosse doudoune et partir s’isoler en montagne. Rien que le temps d’une après midi, même si en soi on souhaiterai être assez courageux pour se lancer dans une telle aventure.

Bref, j’ai été transportée et je recommande beaucoup ce roman, notamment vu la saison et surtout pour les amoureux de la nature et des grands espaces.

Pour ceux qui aiment un peu ce type d’aventure je conseille également le film Wild dont je parlais ici.

 

4ème de couverture

A.J. Fikry a l’un des plus beaux métiers du monde : il est libraire sur une petite île du Massachusetts. Mais il traverse une mauvaise passe. Il a perdu sa femme, son commerce enregistre les pires résultats depuis sa création et il vient de se faire dérober une édition originale et précieuse. A.J. s’isole au milieu des livres jusqu’au soir où il découvre un couffin devant sa librairie. Un bébé que sa mère a abandonné là avec un mot : “je tiens à ce qu’elle grandisse entourée de livres et de gens pour lesquels la lecture compte.” Réticent au premier abord face à l’ampleur de cette mission, le libraire tombe rapidement sous le charme du nourrisson et entrevoit avec lui la possibilité d’un nouveau bonheur.
Et si la vie valait bien qu’on lui accorde une seconde chance ?

Généralités

Nom du livre : La Librairie de l’île

Parution : 4 mai 2017

Nombre de pages : 283

Auteur : Gabrielle Zevin

Mon Avis

J’ai d’abord été attirée par la couverture du livre et son titre, puis comme j’aime parfois des romans assez courts et facile je me suis laissée tenter.

L’histoire suit A.J. Friky, effectivement un peu aigri et qui a baissé les bras avec le vie, qui se retrouve projeté hors de sa zone de confort et se retrouve avec un nourrisson devant sa porte. Ce qui devait normalement duré quelques jours se transforme rapidement en une relation attachante entre ce libraire et cette enfant. On se demande alors qui est ce bébé, pourquoi a-t-elle été abandonnée, qui est sa mère, que va-t-il se passer ?

On suit donc cette aventure, on se pose des questions et on suit un peu la vie sur cette île isolée et notamment sur cette petite librairie qui donne presque envie de se lancer. Les livres est un thème très important du roman comme le laisse deviner son nom, mais aussi les relations humaines. C’est un roman facile à lire et joyeux mais parfois un peu triste. Je m’attendais à quelque chose de cul-cul et téléphoné mais n’ai pas été déçue d’avoir été surprise par l’auteur par l’éventail des sentiments développés. Elle ne nous fait pas vivre qu’une rencontre entre un libraire et un bébé, mais plusieurs étapes d’une vie et même de plusieurs vies qui s’entremêlent.

Amour, amitié, famille, adoption et littérature. Un livre plutôt optimiste qui sans être un coup de coeur m’a plutôt touché et que je recommande à ceux qui aiment les belles histoires.

 

4ème de couverture

Imaginez… Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où… Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n’êtes pas… heureux. Porteur d’une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L’éclairage très particulier qu’il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l’aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnait les clés d’une existence à la hauteur de vos rêves.

Généralités

Nom du livre : L’homme qui voulait être heureux

Parution : 2008

Nombre de pages : 283

Auteur : Gabrielle Zevin

Mon Avis

Ce type de roman un peu introspectif et remettant en question nos choix, nos vies et notre rapport au bonheur sont carrément en vogue et je reste mitigée sur le style dans lequel on doit sans doute trouver de vrai perles mais aussi des romans un peu vides qui veulent se la jouer vieux sage.

A vrai dire j’ai lu ce roman car j’ai découvert Laurent Gounelle en lisant Les dieux voyagent toujours incognito (ici) que j’avais apprécié et j’avoue avoir été un peu déçue. Je pense que lire celui ci avant aurait été plus logique car il est moins abouti. Sans doute parce qu’il a été écrit avant, mais je l’ai trouvé plutôt plat.

Alors je m’entends, les conseils cachés dans cette “aventure” et voyage intérieur sont très justes et m’ont paru vraiment intéressants et pouvant nous aider à remettre certains de nos choix en question à sa lecture. Néanmoins je n’ai pas accroché avec la forme : la moitié est uniquement un dialogue entre les deux personnages. Les personnages d’ailleurs m’ont semblé plutôt creux, pas attachants et il m’a été impossible pour moi de m’identifier ou ressentir de l’empathie pour eux. Ensuite l’autre partie concerne les petites missions qu’à le personnage principal pour évoluer. Sauf qu’en fait j’ai trouvé que c’était un peu du réchauffé, du téléphoné et vraiment pas assez développé. Pourtant son autre roman du genre a presque le même schéma : un mentor, quelqu’un qui n’est pas heureux, des dialogues entre les deux et des missions pour évoluer. Sauf que l’histoire autour, les péripéties, l’écriture et les personnages eux mêmes sont beaucoup plus intéressants mais surtout aboutis.

Si vous voulez donc découvrir Gounelle ou lire un roman du genre je vous recommande donc Les dieux voyagent toujours incognito plutôt que celui-ci.

 

4ème de couverture

Entrez dans le monde virtuel le plus perfectionné jamais conçu… et le plus mortel ! Les ombres étendent leur emprise sur le Demi-Monde. Les soldats de Heydrich défilent au pas de l’oie dans les rues de Paris, Lilith, déesse maléfique venue du fond des âges s’est réveillée, et Normal Williams n’a d’autre choix que de prendre la tête de la résistance. Perdue dans ce cauchemar virtuel, écrasée par les terribles responsabilités qui pèsent sur ses frêles épaules, elle ne peut même pas compter sur ceux qu’elle croyait être ses amis, mais qui l’ont trahi. Pour triompher de la folie du Demi-Monde, elle doit se dépasser… ou périr.

Généralités

Nom du livre : Demi-Monde – Printemps

Parution : 2013

Nombre de pages : 539

Auteur : Rod Rees

Mon Avis

Pour ce tome 2 de Demi-Monde nous voilà catapultés en plein chaos. La fin du premier tome ne laissait rien présager de bon, et effectivement, ce monde virtuel et complexe ne va pas laisser retomber la pression.

Je pense que mon erreur a été d’attendre un peu trop longtemps entre le tome 1 et 2 : comme je l’expliquais ici pour Hiver, ce monde est assez complexe et l’auteur a la fâcheuse tendance à bien nous perdre, surtout en début de roman, si on ne s’accroche pas assez. Le début passé et une fois dans le bain j’avoue que j’ai apprécié retrouver ce monde un peu chaotique. Dommage que le côté technique et jargon modifié soit vachement présent, car sans ça je pense qu’il serait beaucoup plus facile de se retrouver plonger dans l’histoire.

Et quelle histoire, on retrouve des personnages qui ont totalement changé et qui ont évolué au travers des épreuves qu’ils surmontent. L’histoire ne ralenti pas et reste pleine d’action et de rebondissements.

J’aime beaucoup comme l’auteur utilise l’histoire pour la transposer dans ces aventures futuristes. Nous sommes dans un jeu qui reprend les événements clés de l’histoire (comme la bataille de Varsovie dans le T1) et qui ajuste le tout pour en créer une nouvelle. On retrouve donc ces événements et personnages qui ont vraiment existé, mais remastérisés et aménagés pour évoluer dans un autre univers. Un aspect très intéressant.

Comme le premier j’ai apprécié, malgré sa complexité (pour moi), lire et suivre les personnages du Demi-Monde. Je le recommande aux fanas d’aventure, de science fiction, d’histoire et de batailles.

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