Tu découvriras au fur et à mesure des articles que tu liras, que les rédactrices de We Live ! sont particulièrement sensibles à une alimentation saine et équilibrée. Cela fait quelques temps que je m’intéresse à ce que je met dans mon assiette, et depuis quelques mois j’essaie de faire face à mon pire péché mignon ! Est ce que mot « sucrovore » te parle ? Inutile de le chercher dans le dictionnaire, tu ne le trouveras pas. Mais comme tu peux t’en douter, il s’agit d’exprimer le fait de s’alimenter avec du sucre, ou plus généralement parler de ma folie pour le sucre (et ici je parle surtout du « mauvais sucre »). C’est un sujet qui me tient particulièrement à coeur, car je me suis rapidement rendue compte que le sucre et tous les produits dérivés qui l’accompagnent sont bien plus néfastes pour la santé que je ne le pensais.

Je souhaite partager avec toi une petite anecdote. Depuis toute petite je suis une grande fana de desserts en tout genre, gâteaux, glaces, chocolats, bonbons, boissons… C’est peut être le cas de la plupart des enfants, mais crois-moi, j’avais ma réputation. Aux goûters d’anniversaire, la consigne pour les parents était claire : il fallait me surveiller et surtout ne pas me laisser manger trop de sucreries ! Il est arrivé plus d’une fois qu’ils échouent et que je me sois goinfrée jusqu’à tout vomir sur ma jolie robe. En y repensant, j’avais vraiment un sérieux problème… (ceci est une histoire vraie qui m’a valut plusieurs comparaisons avec le personnage de Dewe qui devient dépendant du sucre et complètement fou dans Malcolm).

Sucre roux alimentation raffiné We liveLe sucre, le plus petit des grands dangers.

Au fils des années on prend de très mauvaises habitudes, sans se rendre compte du réel impact que cela a sur notre santé. Une viennoiserie pour la pause de 10h ? Ça tombe bien je n’ai rien manger ce matin. Un sucre dans mon café ? Volontiers. Une boule de glace sur une part de tarte ? Comment résister ?! Le sucre n’est effectivement pas l’unique cause d’une mauvaise alimentation, mais en ce qui me concerne, il en est principalement responsable.

Tant de sucre dans notre alimentation

Il n’y a pas si longtemps, on pointait du doigt le cholestérol qui était la cause de nombreux problèmes de santé. Suite à cela, les industriels ont du trouver une alternative pour garder leurs produits transformés tout aussi savoureux qu’avant mais avec moins de matières graisses. La solution la plus simple a été de les remplacer par un goût sucré, comme si les grandes surfaces ne proposaient pas suffisamment de produits sucrés. Et résultat : aujourd’hui, on en trouve partout ! Céréales, pain blanc, plats cuisinés, sauces tomates, biscuits, boissons… de nombreux produits contiennent des sucres ajoutés et sans nous en rendre compte, nous en consommons à la pelle.

Tout d’abord, attention aux idées reçues ! On entend souvent parler du sucre comme une source d’énergie nécessaire pour le corps. Je consommais même du sucre pour avoir une bonne concentration pour les examens lorsque j’étais étudiante. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il existe différents types de sucres très différents et ils ne jouent pas tous les mêmes rôles pour l’organisme : fructose, glucose, galactose et associations de ces composants.

Je ne diabolise pas le sucre, notre organisme en a besoin et je continue d’en consommer de tous les types. Cependant, je fais hyper attention à leur origine ! Du fructose pur ajouté dans un gâteau industriel n’aura clairement pas les mêmes effets que du fructose naturel que l’on trouve dans un fruit frais. Une fois que toi aussi tu auras compris comment identifier correctement les sucres, tu auras bien plus de facilité à réguler leur consommation !

Différencier le « bon » du « mauvais » sucre

Je trouve qu’avoir une bonne alimentation aujourd’hui est très compliqué. Il existe beaucoup de sources différentes : l’entourage, blogs et sites internet, médias, nutritionnistes, médecins, des reportages financés par les industriels… Et lorsque je lis une information qui me semble intéressante, j’entends l’instant d’après l’information opposée. Par conséquent, trouver les bonnes sources devient un vrai casse-tête.

comment décrocher du sucre We live« Comment j’ai décroché du sucre » de Charlotte Debeugny, 9,90€ édition Marabout, une lecture simple et très ludique accessible à tous, avec de bonnes astuces et des recettes à réaliser chez soi

Je préfère te mettre en garde : je n’ai fait aucune formation en nutrition, ni en biologie, même si cela m’a toujours énormément intéressée. Mes articles proviennent de mon vécu et de nombreuses recherches personnelles. Si tu souhaites aller plus loin sur le sujet, l’idéal serait que tu fasses tes propres recherches, ou bien consulter un nutritionniste ou un professionnel de santé. Cela te permettra d’avoir ton propre avis sur la question, mais ne te limite surtout pas à une seule lecture sur le sujet (et cela, quelque soit le sujet nutrition !).

Je bannis les sucres raffinés, généralement issu de la canne à sucre ou de la betterave sucrière. Leur jus sucré subit de complexes transformations industrielles qui leur fait perdre toutes les substances nutritives. Le sucre blanc, sucre roux, sucre blond, sirop de maïs… ces sucres raffinés n’ont pas leur place dans notre alimentation quotidienne.

Je choisis les sucres naturels non raffinés tel que le miel, le sirop d’érable, le sirop d’agave, le sucre de fleur de coco, le sucre de canne complet, la mélasse noire de canne à sucre, le xylitol de bouleau, les sirops de céréales (riz, blé, orge), la stévia… Bien que naturels, ces sucres sont bien évidement à consommer avec modération.

Je limite les glucides rapides qui se trouvent généralement dans les produits transformés : boissons sucrées, gâteaux industriels, sucreries, confiture, sauces tomates, toutes les céréales aux grains raffinées ou transformées (riz blanc, pâtes blanches…), les dérivés de farine blanche (pain de mie, baguette, pâtes feuilletées, pâtes brisées…)

Je favorise les glucides lents dans mon alimentation quotidienne. On les trouve dans les produits proches de leur état d’origine : pain complet, pomme de terre, légumineuses, légumes, riz complet, pâtes semi-complètes, graines, céréales entières, légumes secs…

Concrètement, comment change mon quotidien ?

Je lis les étiquettes alimentaires pour me rendre compte de la quantité de sucre que j’absorbe. On les trouve très simplement dans la catégorie « glucose ». Je divise par 4 pour avoir le nombre de cuillère à café, ça me permet d’avoir une meilleure visibilité des quantités, et crois-moi, ça augmente très très vite.

Je planifie mes repas et prévois une liste de courses. De cette manière, j’évite de tourner en rond dans les rayons et prendre 2h pour faire mes courses. De la même manière, je cible les produits : ils doivent être frais, de saison, et achetés idéalement dans des magasins bio et épiceries fines. Je n’achète surtout pas de produits transformés par les industriels.

J’adapte mon petit déjeuner pour bien commencer la journée : un thé, un verre de jus de fruits pressés, un fruit entier, une tranche de pain complet, de la pâte à tartiner maison, un yaourt grec avec un peu de miel et des cerneaux de noix, du muesli… J’oublie la confiture, le pain blanc, les céréales, les jus et les boissons chaudes industriels.

Je fais le plein de fibres au cours des repas. Ils contribuent à ralentir la digestion et permettent une libération lente et régulière du sucre dans l’organisme. Le niveau d’énergie que le sucre apporte reste stable et la sensation d’être rassasié dure plus longtemps. Je limite ainsi le grignotage et la suralimentation entre les repas. Pour cela, je cuisine des légumineuses, légumes verts, pomme de terre, pâtes et riz complet.

Et si jamais j’ai un petit creux ? Je ne cours surtout pas vers la machine à barres chocolatées de mon boulot, je privilégie une tisane et je mange quelques amandes, noisettes ou fruits secs (dattes, abricots…). Et si je veux me faire plaisir, je m’autorise un peu de chocolat noir (>70%).

Je favorise les fruits entiers plutôt que les fruits pressés. Les fruits entiers sont riches en fibres et jouent un rôle très important dans le ralentissement de la digestion. Le problème avec les jus de fruits, c’est qu’on en boit très facilement et en trop grandes quantités. Je parie que tu trouverais excessif de manger 5 pommes, là maintenant. Pourtant tu serais capable de boire un verre de jus de 5 pommes pressées sans problème. Imagine un peu les quantités de sucres que tu avales ! Et si tu as pour habitude de boire des jus de fruits industriels, évite-les au maximum car ils contiennent souvent des sucres ajoutés en plus des sucres naturels.

fruit entier fibre alimentation We liveCet assortiment de fruits ne demande qu’à être croqué !

Je choisis de « bonnes » graisses. Je profite de cette période où je souhaite réapprendre à manger pour mieux consommer les matières grasses. Par conséquent, je ne me tourne surtout pas vers des produits dits « allégés en matières grasses ». Il suffit de comparer les produits entre eux pour se rendre compte que ceux-ci sont bourrés de sucres ! Je choisis donc une alimentation contenant de « bonnes » graisses naturelles (huiles végétales, plantes, graines, légumes…) et je limite toutes les graisses contenues dans les produits gras transformés ou industriels.

Je fais mes propres desserts. Je comprends la facilité d’acheter des desserts tout fait en grande surface, mais sincèrement, un dessert reste optionnel ! Donc si je veux finir mon repas avec du sucré, je me force à le préparer avec de bons produits : une compote de pomme est tellement facile à faire et peut être très variée (poire-banane, pomme-mangue…). Tu peux également faire tes propres barres de céréales, ou tes propres yaourts. Et si tu n’as pas envie de cuisiner, un fruit fait très bien l’affaire.

J’apprécie le goût des aliments. Le sucre (comme le sel) a la capacité de prendre le dessus sur tout un plat. Mais depuis que j’achète des produits frais, je réapprend à manger et à apprécier les saveurs des aliments bruts. Et puis de temps en temps, rien de m’empêche de manger une sucrerie que je m’étais interdite, je ne pourrai que mieux l’apprécier.

Je diminue progressivement les quantités. J’intègre tous ces points petit à petit dans mon quotidien, mais je ne me précipite surtout pas tête baissée pour tout changer du jour au lendemain. Il y a quelques mois, j’ai commencé par mettre moins de sucre dans mon thé et mon café. Puis au fur et à mesure, je l’ai totalement supprimé. C’est une habitude à prendre, courage, Rome ne s’est pas fait en un jour !

Et toi, quel est ton approche avec le sucre ?
Plutôt dépendante ou contrôlée ?
Donne-nous tes astuces pour manger moins sucré !