On nous le répète tout le temps : préférez les transports eco-friendly dès que vous le pouvez !

J’ai récemment fait le choix de réfléchir à ma consommation et à mon mode de vie en général, changeant un grand nombre de chose en peu de temps, notamment en devenant végétarienne et en choisissant d’habiter en ville. L’une de ces autres décisions a été de vivre sans voiture. J’avais au départ une voiture que j’ai vendu lorsque j’ai reçu une voiture de fonction. Lorsque j’ai choisi de changer d’emploi je « perdais donc la voiture » en septembre dernier. La question d’une nouvelle acquisition s’est donc posée et la réponse m’est clairement apparue : non ! Mon nouveau travail étant suffisamment proche de chez moi, pourquoi devrais-je prendre une voiture ? Parce que tout le monde en a ? Non. Parce que c’est pratique ? Non.
Décision prise : je vivrai dorénavant mon quotidien sans voiture.

Heureusement, vivant en ville on a accès a des transports en commun. J’ai depuis pu constater que Mulhouse est une ville très fournie dans ce domaine ! Concernant les villes perdues dans les vallées avoisinantes c’est un peu compliqué, encore plus les soirs et weekend pour visiter la famille et les amis, je compte donc parfois sur la voiture de mon compagnon pour dépanner (Shame on me, mais je n’ai pas encore trouvé LA solution miracle à ce problème. Des idées ?).

Quand on fait ce choix on réalise rapidement à quel point on prend la voiture pour tout et n’importe quoi quand on en a une : aller chercher du pain, aller au centre ville, passer à la pharmacie etc. Pourtant ce sont des endroits très accessibles en vélo ou en tram. Une fois qu’on se force à prendre le temps de se déplacer eco-friendly on se rend rapidement compte que le temps de certains trajets en voiture n’est pas plus rapide qu’exécuté en vélo tant qu’on habite en ville. Sauf que c’est beaucoup plus agréable de le faire à l’air pur.

Je connais malheureusement trop de personnes qui ont moins de 5km de trajet pour se rendre au travail et qui pourtant utilisent quotidiennement la voiture, quel dommage…

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Commencer au début de l’hiver m’a un peu effrayé, moi qui ai toujours eu la chaleur du chauffage de la voiture, j’étais assez frileuse à l’idée d’affronter le froid. J’avoue que parfois en sortant lorsqu’on se prend le vent de face on déchante, mais en réalité on s’y habitue et c’est totalement normal d’avoir des températures basses en hiver, d’où l’équipement.

Effectivement l’une des choses les plus importantes si les trajets sont un peu longs c’est de bien « s’équiper ». On ne parle pas de randonnée certes mais marcher ou pédaler 20 ou 30min pour se rendre au travail quotidiennement peut rapidement faire mal aux pieds avec des chaussures trop dures ou peu confortables. De même que l’hiver un bon manteau ainsi qu’une écharpe et des chaussures chaudes restent le minimum et des alliés de choix.

ÇA VOUS CHANGE LA VIE

Se déplacer sans voiture permet de prendre le temps de transformer ses trajets en moment pour soi, on fait plus facilement des détours, on prend le temps de regarder autour de nous et ce n’est plus du temps perdu mais un vrai moment dont on peut profiter.

Les transports éco-friendly c’est donc bien pour l’environnement, pour soi, mais également pour l’ouverture aux autres. Ca vous permettra de voir des gens, être plus au contact, aider des touristes qui cherchent le bon tram, une personne âgée qui n’arrive pas à lire le nom des arrêts etc… On croise également toutes sortes de personnes. Parfois ces situations peuvent être très étonnantes ! C’est cliché, mais c’est vrai.

Etre limité dans mes transports m’a aussi obligé à réfléchir à mon mode de consommation et ravitaillement. J’entends par là les courses. Avant hebdomadaires elles sont aujourd’hui effectuées tous les deux jours en moyenne, étant limitée dans les quantités à transporter à bout de bras ou sur le porte bagage d’après l’humeur. Au début assez déstabilisant, ça a été en fait un remède miracle contre le gaspillage. On se retrouve à n’acheter que les produits dont on a vraiment besoin et le menu est fait en conséquence et avec peu de risque de changement puisque les délais sont raccourcis. Je passe donc beaucoup plus par le marché, plus facile d’accès/stationnement en vélo qu’en voiture, et c’est vraiment top.

Le conseil que je te donnerai : si tu en as la possibilité, essaie de varier les plaisirs en fonction de ton humeur.

LA BASE  : MARCHER

On y pense peu mais pour les trajets courts, marcher reste le meilleur moyen de profiter de ces quelques instants pour déconnecter, bouger son corps et prendre le temps. C’est le mode de déplacement idéal par tous temps. Pour ma part je suis très adepte du tram et du vélo. Par contre après une rude journée de travail, l’une de celle qui vous met totalement à plat et vous donne envie de vous rouler en boule sous un plaid, c’est là qu’il faut prendre le temps de marcher pour rentrer. Ca nous aère l’esprit, fait retomber la pression et c’est bon pour la santé.

Pour marcher de longues distances je privilégie soit mes tennis plates ou des bottines à talon. Parce que pour moi porter des talons ne rime pas avec avoir mal aux pieds. Tout dépend de la chaussure et de leur qualité de confort.

Il est souvent recommandé de marcher au moins 30 min par jour donc en profiter pour faire une partie ou la totalité de son trajet quotidien est une manière facile et efficace de s’y rapprocher et prendre soin de soi.

LE VELO

Pratique, passe partout, rapide et efficace ! Le vélo reste le must de la liberté.

Pour ma part j’ai opté pour un vieux Motobécane trouvé à 20€ sur le bon coin de style vélo ville, avec la barre centrale basse qui permet de monter et descendre en un clin d’œil du vélo, même lorsque tu roules. Pratique pour certaines situations compliquées ou pour monter et descendre en jupe sans montrer mon intimité au reste du monde. Bien sûr à ce prix là, il y a quelques petits points à bricoler mais c’est en cours et j’adore ça ! La manette des vitesses a été -presque- réparée et la dynamo est en cours. Il faut encore que je change les câbles de freins, finisse le décrassage global, rajoute un petit panier à l’avant en plus du porte bagage arrière et sinon il faut l’avouer, c’est une merveille.DSC_7338

Un vélo, un porte bagage ou un sac à dos et le monde est à toi. Idéal pour les courses, avec un vélo on se sent libre comme l’air.

Rouler en robe ! Plus difficile pour les hommes, mais si tu es une femme ne te bloque pas par la peur qu’un passant aperçoive un petit carré de ta culotte. Plusieurs techniques s’offrent à toi : en hivers porte des collants opaques. En été préfère une robe pas trop courte ni moulante, des sous vêtements de la même couleur, et enfin, profite de chaque arrêt pour vérifier le bon positionnement de tout ça, en évitant de bloquer un morceau dans la roue si la robe est très ample. Le tour est joué, une belle citadine à vélo, la robe à fleur au vent et le panier rempli de bons légumes du marché. Cliché ? Même pas vrai.

Pour le reste, en vélo au quotidien, le plus important reste l’équipement.

Pour le chaud :
– une gourde car même pour des trajets réduits la chaleur peut vous déshydrater en plein effort
– une casquette contre l’insolation
– une bonne paire de lunettes de soleil, d’abord pour sauvegarder votre vision, ensuite pour éviter l’accident en cas de mauvaise visibilité
– de la crème solaire, on ne le dira jamais assez, protège ta peau, avec le vent tu sentiras moins les effets néfastes et agressifs du soleils

Le but en été est de se protéger du soleil, traître lorsqu’on pédale et qu’on profite de la vitesse pour se rafraîchir, attention aux pièges donc !

Pour le froid :
– une paire de gants
– un bonnet/écharpe
– chaussettes hautes, car lorsqu’on pédale le pantalon a tendance à remonter, gare aux courants d’air

Pour l’hiver on aurait tendance à trop s’habiller pour rouler à vélo, c’est une erreur à éviter si tu ne veux pas te retrouver coulant de sueur après avoir bien pédalé. Le but est surtout de se protéger du vent (bon coupe vent ou veste) ainsi que les extrémités comme cité plus haut. En dehors de ça il faut s’habiller comme d’habitude, voir un peu moins que si on allait à pied, car l’effort et donc la sensation de froid sera différente.

Pour la sécurité :
– un casque à ta taille, tant pis pour le look
– un gilet fluo pour la nuit
– des lumières avant ET arrière
– des catadioptres (les petits morceaux de plastiques réfléchissant à fixer sur les roues pour être visible même de côté)
– une sonnette, pour prévenir les piétons parfois nombreux sur les pistes cyclables
– tout autre accessoire réfléchissant si tu n’as pas de gilet comme des brassards

Le but, tu l’auras compris, est de bien voir et être vu.

Le must que je commanderai un jour : le sac à dos qui indique la direction qu’on souhaite emprunter.
LA révolution.

Sac à dos Led pour vélo

SAC À DOS LED POUR VÉLO, disponible chez Nature et Découverte pour 149€

Vélo individuel ou partagé :
Je n’ai pas la chance d’avoir une cave ou un garage, par contre la résidence a un parking privé qui me permet de l’attacher à l’extérieur sans qu’il ne soit directement dans la rue. C’est possible car le parking est à l’arrière du bâtiment mais aussi que le vélo est déjà vieux donc ne risque plus grand chose que ça soit au niveau des intempéries ou au niveau du vol. Sinon l’idéal est tout de même d’avoir au moins un abris au dessus même si c’est ouvert.
Mon ancien appartement était dans une rue sans barrière, emplacement à vélo ni autre support où il était possible d’accrocher un vélo à moins de marcher beaucoup. Je n’avais ni cave ni garage/parking et donc pas l’envie d’acheter un vélo pour l’abandonner n’importe où. Pour cela le vélocité est une très bonne option si tu n’as aucune possibilité d’accrocher correctement ton vélo proche de chez toi mais que tu disposes d’une station proche, et les abonnements sont souvent très intéressants (à Mulhouse 1an d’abonnement à vélocité coûte seulement 16€). Les vélos sont à prendre et à déposer à leur bornes, il existe des applications smartphone pour connaitre les disponibilités de chaque station et tu ne t’occupes de rien pour leur entretien. Un bon plan.

La trottinette
Je l’inclus dans la partie vélo car il s’agit d’un petit cousin je dirais, certes moins rapide mais qui offre une praticité énorme je trouve. Malheureusement je n’en ai pas encore mais je pense très prochainement investir dedans, si possible un modèle avec suspensions et roues suffisament grosses pour les pavés en ville. Des recommandations ou conseils ? 🙂 je suis preneuse !

LE TRAM / BUS / TRAIN

Efficace et rapide, c’est l’idéal pour les trajets trop longs que les transports individuels que sont le vélo ou la marche. Fonctionne très bien en complément d’un autre : on prend le train jusqu’à la ville dans laquelle on travaille et on termine par le vélo de la gare jusqu’au travail.

Concernant les abonnements de ce type il est bon de savoir qu’une partie peut être remboursée par votre employeur si vous en faites la demande, réduisant considérablement le coût d’abonnement. Même si un abonnement annuel est dans tous les cas plus intéressant qu’effectuer ces 50km/jour en voiture si l’on compte l’achat, l’entretien, l’assurance et l’essence. A cela ajoute le fait que le geste est éco-friendly, le tour est joué.DSC_7375

Agréable : pour les transports en commun aucune contrainte ni équipement si ce n’est prévoir le temps de trajet ainsi que la fréquence et les horaires des trains concernés possible grâce aux applications de la SNCF ou de la ligne bus/tram de ta ville. On ajoute à ça une paire d’écouteurs et un bon bouquin : le temps de trajet sera le même qu’en voiture peut-être, mais dans tous les cas beaucoup plus agréable et avec un moindre impact sur l’environnement.

La chose qui m’a toujours effrayée avant d’être habituée aux transports en communs, outre la peur de se tromper d’horaire ou de direction, est la non habitude. Ça peut paraître très idiot mais je me suis toujours sentie cruche et pas à mon aise à utiliser ces services comme une touriste perdue et seule au milieu de tous ces habitués qui manient avec aisance le poinçonnage de leur tickets, me faisant parfois penser « mais qu’est ce que je fous là ». Sauf que c’est idiot, super idiot même. Ça m’est heureusement passé très rapidement, et aujourd’hui c’est moi qui arpente les transports en commun avec ma carte d’abonnement comme un rappeur qui marche dans son clip : OKLM.

LE COVOITURAGE

Un super moyen pour parcourir les longues distances ponctuellement, ou encore pour faire des trajets réguliers pour aller travailler, c’est un moyen efficace pour partager sa voiture ou se faire conduire quand on n’en a pas, plusieurs sites existent, mais je pense que tu connais déjà le célèbre Blablacar. Pour ma part je ne suis plus utilisatrice régulière car je n’ai plus régulièrement de longs trajet habitant maintenant proche de la ville. Par contre je vous le recommande beaucoup. Plusieurs amis habitant loin s’en servent pour rentrer pendant les vacances et c’est une réussite.

Le covoiturage m’a toujours permis de rencontrer des personnes très agréables, économiser le coût d’un transport et optimiser les déplacements en voiture. Je le recommande même aux plus timides, comme souvent le plus dur c’est la première fois.

L’AUTO-PARTAGE

Révolution et découverte depuis peu, ces voitures qu’on partage et qu’on réserve, avec des abonnements. Je n’ai pas encore franchis le pas par manque de temps et parce que cette découverte est récente

J’avais découvert le principe lors d’une réunion de la CCI où une responsable de CITIZ était venue présenter aux professionnels les avantages des voitures partagées. A l’époque que ça soit au niveau professionnel ou personnel il n’était pas possible de l’adapter, mais l’idée m’avait charmé. Forcément l’idée m’est ensuite sortie de la tête comme aucune application n’était adapté à mon quotidien et j’ai un peu oublié le principe. Et récemment lors d’une discussion c’est ressorti et là ce fut une révélation : ça serait l’idéal pour mes besoins !

Effectivement le mode actuel d’organisation sans voiture me convient tout à fait et j’en suis plus qu’heureuse, je ne pense pas en acheter une de si tôt ! Néanmoins on peut se retrouver dans une situation où avoir une voiture peut s’avérer pratique et là l’idée de l’autopartage tombe carrément à pic puisque c’est le type de besoin que j’ai seulement 1 à 2x par mois, et encore j’ai jusqu’ici réussi à vivre sans. Du coup je n’ai pas encore pris d’abonnement car je souhaite encore réfléchir à la formule mais je pense bientôt me lancer. D’ailleurs si tu t’en sers au quotidien n’hésite pas à me donner ton avis ou tes conseils le sujet m’intéresse fortement !

CONQUISE

J’ai fait le choix de vivre sans voiture et même si ça signifie parfois devoir se bouger les fesses quand on n’est pas motivé, heureusement j’ai la chance d’habiter et travailler dans la même ville. Je connais des personnes qui vivent plus loin de leur lieu de travail et qui ont pourtant opté pour la même option associant train/vélo ou train/bus.

Si tu es maintenant tenté par l’aventure, je te conseille de ne pas réfléchir plus longtemps à la question, et dès demain enfourche ton vélo, achète un ticket de bus ou encore enfile tes baskets : demain tu iras au travail sans ta voiture. Le mieux est de se fixer un objectif et de s’y tenir : un mois ou une petite semaine, après ça on devient accro ! Après ça, racontes nous ton expérience.

Et toi, comment te déplaces-tu ? Y as-tu déjà réfléchi ?