Si on m’avait dit un jour que je lirai un livre féministe… Et pourtant ! Depuis ce que j’appellerai « mon âge de la raison » et surtout du questionnement sur la vie et tout le reste je ne vois plus le « féminisme » comme des nanas enragées qui veulent émasculer chaque homme mais bien comme la recherche d’un équilibre et la fin du questionnement sur « Je suis une femme, comment je dois être ? Comment ais-je le droit de me comporter ? Comment je dois m’habiller ? etc » mais pour devenir « je suis qui je veux et être une femme n’a rien à voir là dedans« . Je suis donc féministe, je le crie haut et fort. Je suis une femme libre et qui fait mes propres choix avec la volonté de ne pas me faire emmerder et devoir me justifier pour ceux-ci. Et je souhaites que toutes les femmes puissent être libres elles aussi. Le féminisme c’est juste ça en fait. Voilà pourquoi je me suis laissée tenter par ce livre et j’ai voulu te le partager aujourd’hui car homme, femme ou autre, tu gagneras à lire ce bouquin décomplexé.

Généralités

Nom du livre : Comment peut-on (encore) être une femme ?

Parution : 16 juin 2011

Nombre de pages : 381

Auteur : Caitlin MORAN

4ème de couverture

Il n’a jamais été aussi facile d’être une femme : on a le droit de vote, la pilule, et depuis 1727 personne ne nous a fait de procès pour sorcellerie. Cependant, quelques questions agaçantes persistent : pourquoi doit-on se faire épiler le maillot en ticket de métro ? Quelle position adopter face au botox ? Est-ce que les hommes nous haïssent-ils secrètement ? Pourquoi les soutiens-gorge font-ils si mal ? Et pourquoi tout le monde veut savoir quand on fera un bébé ?

Mon avis

Caitlin Moran explore thème après thème le rôle qui est attendu de la femme par la société, décortique le tout et donne une approche très réaliste et essentiel sur : qu’est ce qu’être une femme aujourd’hui ? Mais surtout qu’est ce qu’elle devrait être ? Et vient à la conclusion qu’il s’agit de liberté et de choix personnels.

Son côté « cru » et libéré m’a énormément plu mais le petit bémol concerne son besoin constant de lister et exposer le nombre impressionnant de partenaires sexuels qu’elle a eu, donnant les noms et passant un peu pour la nana du lycée qui aimait se la péter parce qu’elle a couché avec le guitariste du groupe du coin. Comme si être une femme libérée consistait à accumuler les conquêtes pour prouver son indépendance, et j’ai trouvé ça un peu restrictif et bateau. Même si bien entendu la provoc et le franc parlé fait beaucoup pour ce livre et décomplexe énormément de choses. Je pense qu’il s’agit donc là d’un outil pour casser les codes.

Je regrette ne pas avoir pris des notes et souligné quelques passages et citations au cours de ma lecture, certains sont de vrai pépites ! Du coup je vais te laisser les découvrir.

On pourrait croire au premiers abords que « Comment peut-on (encore) être une femme ? » s’adresse uniquement aux femmes. Pourtant je pense que les hommes auraient beaucoup à apprendre et à réfléchir à la lecture de se livre. Peut-être découvriront-ils le gain qu’ils auraient à encourager les femmes à être libres ? Heureusement beaucoup le font déjà.

Ce livre m’a fait du bien. Parce que le corps et nos choix nous appartient mais surtout qu’il faut arrêter de devoir s’en complexer, qu’il faut l’aimer et l’assumer. Et « Comment peut-on (encore) être une femme ?  » est un peu ça. Un hymne qui nous permet d’assumer qui nous sommes. Parce que si on sort une fois pas épilées personne ne deviendra aveugle. Que si on a envie de mettre une jupe courte ça nous regarde. Qu’une fille aussi peut regarder du porno. Bref, qu’il faut que le monde arrête de se mêler de nos vies et de penser avoir le droit d’en dire quelque chose sous prétexte que nous sommes des femmes. Plus jeune qu’est ce que je détestais quand mon père me répétais « une fille ne parle pas comme ça » ou « une fille ne dit pas de gros mots », les garçons eux peuvent, sauf que moi j’aime dire putain.

Mais surtout ce que j’ai trouvé intéressant c’est qu’elle souligne bien que le féminisme n’est pas la lutte des femmes poilues contre les hommes. Que tous les hommes ne détestent pas les femmes et que toutes les femmes ne cherchent pas à prendre la place des hommes. Qu’on peut être féministe mais pas autant obligée d’aimer toutes les femmes en mode besta. Qu’un homme est en fait lui aussi féministe dès lors qu’il est pour l’égalité et le respect de tous sans tenir compte de ce qu’il y a dans le pantalon. Et que le changement part de chacun d’entre nous. Qu’en fait le but c’est juste le droit à la liberté. Pour tout ça le livre est beau et même si parfois on la perd un peu c’est un livre à mettre entre toutes les mains.

Quelle a été ta dernière lecture ?