C’est lors des vacances de l’été dernier que j’ai lu ce livre, fin août, sur la plage, entre déambulations dans les rochers et visites sur l’Ile d’Oléron. Je voulais le présenter plus tôt ici tant j’ai été conquise mais avec la fin de l’été je ne trouvais pas ça très pertinent. Pour moi Vingt mille lieues sous les mers est un roman qui prend toute sa grandeur lorsqu’il est lu l’été, quand notre esprit est en plein dans les vagues et rêve d’océans. Un livre qui sort du lot. Voilà pourquoi je le présente maintenant, parce que ça y est, on est en plein dans l’été. Je recommande donc tout particulièrement de lire ce magnifique roman pendant vos vacances, à glisser donc dans la valise !

Généralités

Nom du livre : Vingt mille lieues sous les mers

Parution : 1870

Nombre de pages : 595

Auteur : Jules VERNE

4ème de couverture

« Une chose énorme » ayant été signalée par plusieurs navires a travers le monde, une expédition est organisée sur l’Abraham Lincoln, une frégate américaine, pour purger les mers de ce monstre inquiétant. A bord se trouvent le Français Pierre Aronnax, professeur du Muséum de Paris, et Conseil, son fidèle domestique.
Alors qu’ils s’approchent du fabuleux animal, Aronnax, Conseil et Ned Land, un harponneur canadien, sont précipités dans la mer par deux gigantesques trombes d’eau avant de se retrouver sur le dos du monstre… qui se révèle être un étonnant sous-marin, le Nautilus, conçu et commandé par le capitaine Nemo, qui paraît farouchement hostile à toute l’humanité !
La plus extraordinaire aventure commence dès lors pour les trois hommes, condamnés à ne plus jamais revoir leur patrie, leurs parents, leurs amis…
La mer était une passion pour Jules Verne ; c’est elle l’héroïne de Vingt mille lieues sous les mers, l’un de ses meilleurs et plus célèbre romans.

Mon avis

Déjà je veux parler du livre en soi. Je ne suis pas fan des livres électroniques pour le moment, et ce roman vient confirmer cet amour pour le papier. La collection que j’ai, de l’éditeur Livre de poche, reprend les illustrations de l’édition originale Hetzel. Ainsi la couverture tout d’abord est superbe, avec ses filigranes d’argent et son illustration du capitaine Nemo, fier devant le hublot qui lui permet de découvrir comme personne les océans. Plus les illustrations à l’intérieur du livre, tout le long du roman, permettent de se plonger dans cet univers et d’y apporter de la texture.

La grandeur de l’océan. Personnage principal et à part entière de cette histoire, la mer, l’océan… Reste bien le point principal que souhaite partager Jules Verne.
Ses mystères tout d’abord. Si grand, si complexe. L’océan aujourd’hui ne nous a dévoilé que quelques miettes, alors lorsque nous nous retrouvons embarqués dans une telle aventure ce sentiment est découplé, parfois oppressant tant l’infini est palpable. On se laisse transporter mais sans savoir où l’on va, que va renfermer le jour suivant. Des découvertes folles mais aussi des choses qui défient les rêves. Cet océan décrit par Jules Verne est dévoilé, par anecdotes, ce qui nous renforce dans cette sensation qu’il ne s’agit là que de bribes. Que cet univers est trop grand pour de simples humains.
Ses richesses ensuite. Plusieurs fois j’ai été transportée. Le souffle presque coupé, en imaginant les merveilles décrites avec une telle précision et une telle texture tout au long du roman. Je trouve que l’écriture et les descriptions sont d’une prouesse telle que je comprends certaines personnes qui ont cru comme fer à cette histoire. Chaque lieu, mais aussi chaque animal marin croisé et la flore également sont décris avec tant de précision et tant de vie qu’on croirait presque regarder une photographie. Tantôt une jungle océanique, tantôt la rencontre avec des êtres venus du des profondeurs inexplorées. Ce livre m’a donné la chance d’être immergée et je n’ai pas pu en décrocher. Le fait de le lire au bord de l’océan et la beauté des marées n’a fait qu’accentuer cet aspect merveilleux.

Le capitaine Nemo. Ce personnage étrange et renfermé ne se dévoile pas beaucoup. Au fil des pages on essaye de cerner cet homme qui a choisi de se couper du monde grâce à son sous-marin. Mais qui est-il ? L’aura du personnage est formidablement bien développé. Un homme aussi mystérieux que l’océan. Aussi est-il aussi difficile de comprendre l’un et l’autre. Néanmoins, lors de la lecture chaque découverte est une petite pièce à ajouter. Mais en sachant que le puzzle est bien trop complexe pour être terminé.

Le sors de nos amis nous intéresse tout particulièrement. Car oui, si la mer nous charme, et le capitaine Nemo nous intrigue, le sors des trois personnages qui prennent part à cette aventure et les découvertes qui vont en découlé est incertain. On suit l’histoire au travers des yeux de Aronnax, et comme lui nous sommes à la fois captivés et hypnotisés par les profondeurs, mais tout en continuant de se demander : comment tout cela peut-il bien finir ?

Une lecture parfois longue et laborieuse mais exceptionnelle. Car oui, l’auteur aime se perdre dans l’énumération notamment. On se retrouve parfois au milieu d’une contemplation avec une liste de mollusques longue d’une page. Comme une pause au milieu de l’histoire. A ces moments là j’avoue avoir sauté quelques lignes, pour ne pas me retrouver assommée des noms qui, pour moi, n’apportaient rien à la beauté du récit. Sauf que ce sont également ces précision innombrables qui font de ce livre une pépite, quelque chose de riche et pointu. Ainsi je ne pense pas qu’ils sont à ôter, mais que chacun, le livre entre les mains, doit choisir sa manière de lire ce roman.

Vous l’aurez compris, j’ai été conquise par cette lecture, et je vous la recommande. N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé ou si vous l’avez déjà lu, c’est toujours sympathique d’avoir plusieurs retours !

Quels sont tes livres incontournables à recommander pour l’été ?