Je vis actuellement des moments rares et incroyables, je vis ma grossesse comme une expérience unique et j’essaie d’en profiter au maximum. Forcément les choses se concrétisent de plus en plus, du coup cet article est encore très long ! J’en ai des choses à dire 🙂 J’aime faire ce bilan à la fin de chaque trimestre, ça me permet déjà de réfléchir à tout ce qui a été vécu, et ça me permet de garder une trace de tout ça (surtout que je n’ai pas réussi à tenir mon journal de grossesse donc ça m’aidera à le compléter si j’en ai envie durant mon congé maternité). Et bien entendu c’est surtout un plaisir de partager ce moment si exceptionnel et vous avez été nombreux (beaucoup d’hommes d’ailleurs !) à me faire des retours et avoir apprécié le premier article, un vrai plaisir d’échanger avec vous tous ces précieux moments.

Un trimestre en deux temps

Le 4ème mois : la fatigue, encore

Je m’attendais, comme tout le monde le disait, à une révolution dès l’entrée dans le deuxième trimestre. De tout à coup me sentir super bien et en forme, d’aller à merveille.

Sauf que le début du trimestre a été un peu plus difficile que ça ; avec une surcharge au travail qui me vidait et me mettait chaque soir sur les rotules et mon dos qui a décidé de commencer à me faire souffrir très tôt, même si je m’en doutais. Le tout avec toujours aussi peu d’énergie, ça promettait ! J’avais l’impression de plus en sortir et ne réussir à rien faire, même si j’étais extrêmement heureuse. L’ambivalence de la femme enceinte j’imagine. J’avais peur que le reste de la grossesse se poursuive ainsi, les vacances tardaient à arriver et j’avais cette sensation d’être sous l’eau.

Le 5ème et 6ème mois : enfin de l’énergie !

Le 5ème mois a donc débuté par le début des vacances qui ne pouvaient pas mieux tomber. 3 semaines rien que pour nous. Une première à se reposer quand même un peu mais surtout à commencer le tri de la future chambre de bébé et rattraper le retard sur beaucoup de tâches accumulées avec la fatigue. Ensuite nous voilà partis pour deux semaines d’aventure, d’amour et d’eau fraîche. Autant dire que la fatigue physique et psychologique ont vite été balayées et je me suis très rapidement sentie en forme ! Quel plaisir ! On a rechargé les batteries et retourner au travail a été difficile mais au moins je n’était plus aussi fatiguée. J’avais l’impression de re-vivre et d’être enfin prête à pouvoir profiter du meilleur. C’est vraiment une période très douce de la grossesse.

Souvent le matin je me réveillais tôt et en forme. Un coup de mou la fin de journée et des heures de couchés encore très tôt par rapport à d’habitude mais globalement j’ai eu une meilleur forme. Bien entendu j’ai continué à profiter de ce que j’avais expliqué pour le premier trimestre notamment en me tartinant régulièrement d’huile, en passant du temps en amoureux, etc. Alors le bidon sortant maintenant ainsi que d’autres choses arrivant, ça m’a permis de profiter encore différemment et me donner envie de prendre encore plus de temps pour moi-nous (dans la mesure du possible, hum) et profiter à fond de cette grossesse qui se passe à merveille.

Le corps

Vraiment enceinte

Comme dit le premier trimestre était plein d’émotions entre le test, l’annonce etc. Mais niveau physique c’était surtout la fatigue et quelques maux de ventre ; on n’a pas vraiment l’impression qu’il y a quelque chose qui pousse là dedans. Du coup j’ai adoré voir l’évolution et la rapidité des changements pour ce trimestre, un plaisir. Beaucoup de moments uniques et dont je garderai des souvenirs intenses.

Ce ventre qui pousse ! Premier signe extérieur de grossesse mais qui se fait attendre à peine le résultat affiché sur le test, c’est bien ce bidon qui pousse. Après l’écho des trois mois il a commencé à sortir, par étapes, et pour finir cette fin du 6ème mois très rond. On regarde chaque soir avant de se coucher ce petit changement qui devient ensuite très visible. On regarde son profil, on caresse, on sourit. J’ai pris déjà un peu trop de poids (d’après mon médecin), pourtant je me sens bien et je n’ai pas l’impression d’avoir vraiment grossi en dehors du ventre. Beaucoup d’ailleurs m’en font la remarque, du coup je surveille quand même un peu mon alimentation mais je suis contente de ne pas me sentir toute gonflée pour le moment. J’avais hâte de voir ce ventre grandir pour vraiment pouvoir me rendre compte de ce qui se passait en moi, mais en même temps j’avais beaucoup d’appréhensions. J’avais la crainte que voir mon corps changer aussi rapidement soit un choc et que mon corps n’arrive pas à suivre. Résultat en dehors de mon dos j’avoue que le reste roule. Forcément le centre de gravité a changé et ces dernières semaines je me sens plus gauche, j’ai aussi moins de souffle, mais à part ça tout n’est que douceur et je ne vis pas ces changements comme un traumatisme, au contraire. C’est vraiment un plaisir.

Les premiers coups ! Vers le 4ème mois beaucoup de femmes de mon entourage étaient focalisées sur une question : ça y est tu le sens bouger ? J’avoue qu’avant d’être enceinte j’imaginais que sentir son bébé était quelque chose de plutôt cool ; mais je ne me rendais pas compte à quel point ce point était essentiel quand on vit ça pour de vrai. J’ai commencé à attendre et prendre mon mal en patience, je ne savais pas à quoi m’attendre mais je commençais à avoir hâte ! Puis à la moitié pile de ma grossesse, la 20ème semaine, un point. J’avais entendu parler de bulles de savon, de frottement ou autres. Personnellement j’ai commencé à la sentir comme une petite contraction de muscle, un petit spasme dans le ventre, mais c’était bien elle. De jour en jour ces petits coups se sont fait plus francs. Au début je ne la sentais pas vraiment tous les jours, parfois juste un peu, rien de très régulier. Le papa a vite pu deviner quelques coups sous la peau. Pour moi tout ça c’était déjà dingue, notre bébé était juste là, on la sentait. Puis depuis quelques temps ces coups sont plus réguliers, plus dynamiques. On voit le ventre qui sursaute parfois, parfois une petite bosse qui se déplace. C’est assez impressionnant de se rendre compte de la force de la vie et de la nature, le genre de choses auxquelles je ne réfléchissais pas avant en voyant une femme enceinte, même proche. On commence à construire un lien avec le bébé, on caresse, on titille, on observe et surtout on prend conscience de toutes les belles choses que l’on vit et qui ne présagent que de beaux moments. On le sait déjà, ces petits coups vont me manquer d’ici quelques mois. Ce sont des moments si intimes, doux et intenses… Alors on essaie de profiter de chaque instant, des instants magiques.

La fin du vélo

Malheureusement au rendez-vous du 4ème mois en voyant mon casque de vélo le gynécologue m’a rappelé qu’il allait bientôt falloir le laisser à la cave à cause des risques de chute. Il l’a rappelé encore trois semaines après quand je l’ai croisé dans l’ascenseur en quittant le boulot, prête à pédaler. J’en parlais le trimestre dernier, faire du vélo c’est mon moment détente à moi. Ce moment où je déconnecte en rentrant chez moi, où je prends l’air. J’ai donc tiré jusqu’à la 22ème SA, lorsque je commençais effectivement à me sentir un peu plus gauche et ronde. Franchement, je pense que c’est l’une des choses qui va le plus me manquer. Ce qui change le plus au niveau de ma vie en générale, ce moyen de transport doux au quotidien. Je me console en me disant que l’an prochain, au retour des beaux jours ce sont des balades en famille que nous pourrons faire pour se rattraper.

Le yoga prénatal

Avec la poussée du bidon mon corps le ressentait. Je m’y attendais mais pas aussi tôt, surtout dès le 4ème mois. Mes douleurs dorsales habituelles ont donc été accrues très rapidement me causant beaucoup de fatigues et me maintenant réveillée la nuit. Du coup j’ai voulu aller chez l’ostéopathe mais mes horaires de travail ne me l’ont pas permis comme il est à plus d’une demi heure. J’ai donc testé ce que je voulais commencer depuis un moment : le yoga prénatal. Je me disais qu’au mieux ça m’aiderait, et qu’au pire ça ne pourrait pas faire de mal.

J’ai commencé le yoga de mon côté il y a quelques mois déjà, prenant beaucoup de plaisir. Mais j’avais arrêté avec le début de la grossesse : entre la fatigue et en n’étant pas sûre des bonnes positions adaptés à mon « état ». Puis j’ai cherché et trouvé un cours sur youtube, classé par mois de grossesse.

J’ai donc commencé ce 4ème mois. J’avais peur que ça ne soit pas assez varié de n’avoir qu’une vidéo par mois, néanmoins ça m’a permis de me sentir de mieux en mieux dans l’enchaînement et de le suivre avec beaucoup plus de confiance, presque les yeux fermés à la fin. Ce sont des positions et enchaînements très doux mais qui nécessitent un bon travail de respiration et qui fait beaucoup de bien. J’ai donc continué à suivre cette même chaîne et en complétant juste avec quelques positions en fonction de mes envies.

Ça m’a beaucoup aidé pour mon dos mais aussi pour ralentir le rythme, je vais essayer de continuer jusqu’à la fin. Mon sommeil s’est vite amélioré avec l’association yoga-acupuncture et je n’ai pas aussi bien dormi depuis des mois. Pour le dernier trimestre je sens que ça ne va pas durer mais vais essayer de continuer au moins 2 à 3x par semaine pour garder la forme et me faire plaisir.

La natation

Je l’ai longtemps abandonné faute de temps et de motivation à me rendre jusqu’à la piscine, puis elle a fermé pour l’été. Sa réouverture en septembre m’a permis de me remettre dans le bain dans tous les sens du terme. J’ai pu y aller quelques fois et ressentir la sensation de l’eau  sur ma peau, sa fraîcheur et sa légèreté m’a fait un bien fou.  Je regrette de n’avoir pas pu y aller plus souvent mais c’est toujours pareil, entre le boulot, la préparation de la chambre de bébé et les occupations à côté on est vite pris. En vacances nous avons aussi profité de la piscine mais surtout de l’océan pour des baignades c’est toujours sympa. A continuer donc pour la dernière ligne droite.

La deuxième échographie, coucou toi

Les jours qui ont précédé cette échographie j’ai été un peu stressée, j’avais hâte que cette échographie qui permet de détailler la morphologie de bébé et écarter certaines anomalies soit passée. Je voulais savoir si mon bébé allait bien. « Mon bébé », « notre bébé », c’est toujours aussi fou de se dire ces mots, avant même de l’avoir avec nous, on devient déjà parents. Je pense que le jour où ce petit être sera avec nous il nous faudra un bout de temps pour réaliser tout ça, on est déjà sur un petit nuage, et j’imagine déjà dans trois mois le jour où on se regardera amoureusement en se réalisant notre chance.

Étonnamment au moment où nous sommes arrivés à la clinique pour la-dite échographie, je n’étais plus stressée et n’avais plus de crainte. Je le savais et le sentais, notre bébé allait bien.

Vient le moment où la sonde est posée sur le ventre, le gynécologue toujours aussi agréable et de bonne humeur. Il nous montre plein de choses, mais c’est qu’il a grandit ! On ne le voit plus en entier comme pour la première car il pèserait déjà 585g tout de même ! Ça me semble dingue, malgré le petit ventre que j’ai déjà pris, d’imaginer ce petit être à seulement quelques centimètres sous ma peau. Une main qui bouge, les pieds croisés, à la cool. On peut même voir la petite langue avaler du liquide à grosses gorgées, c’est dingue. On voit chaque détail de l’anatomie pour s’assurer que tout va bien, c’est le cas ! La mesure du nez par contre pose problème à cause des mains contre le visage. On finira par quitter la salle pour marcher 30min en espérant qu’il ai bougé et nous montre son profil mais pas du tout, il dort à point fermé et il faudra revenir la semaine prochaine pour confirmer que toutes les mesures sont bonnes. Notre bébé est en très bonne santé, on est aux anges et c’est confirmé par la seconde visite.

Pendant l’échographie on nous demande si on veut connaitre le sexe. Bien entendu ! Il déplace alors la sonde et je pense comprendre, mais je ne suis pas sûre. C’est tellement flagrant que je me dis que je dois me tromper alors quand le médecin nous demande ce que l’on voit je dis au hasard et peu convaincue « un garçon ? » alors que depuis le début de la grossesse je le sens : c’est une fille ! Je regarde l’homme que j’aime, on se sourit, je ne sais même plus quoi dire, je suis heureuse. Nous n’avions pas de préférence, mais apprendre la nouvelle rend tout ça encore plus réel que ça ne l’est déjà. Là dedans il y a un bébé, notre bébé, une petite fille.

Les proches

Nos vacances nous ont permis de passer un peu de temps avec mon papa qui habite maintenant loin. C’est vraiment très étrange de l’avoir quitté en se disant que la prochaine fois que nous nous verrons, nous serons sans doute 3 ! Alors on a essayé de profiter autant que possible de ces quelques jours là bas.

On a aussi le père à Kevin qui nous aide formidablement pour refaire intégralement la chambre, ce qui n’est pas une mince affaire vu les finitions qui avaient été faites par les anciens propriétaires. Et deux mamans qui sortent les vieux cartons pour nous aider à nous équiper et nous fournir quelques essentiels gardés au grenier.

On passe du temps et de bons moments avec mon frère et ma belle sœur ; on essaie de voir les amis même si on manque parfois de temps ; et ceux qui habitent loin me manquent énormément mais on essaie de s’écrire pour prendre des nouvelles et voir si tout va bien.

J’essaie de trouver l’équilibre parfait entre instants pour nous et instants partagés avec les proches. Je pense avoir trouvé un rythme qui me convient bien. Je ne vois pas assez chaque personne que j’aimerai et profiterai sans doute de mon congé pour me rattraper auprès de certains amis. Mais je ne veux pas forcer les sorties la semaines après le travail comme je le faisait plus facilement avant, pour éviter de finir aussi fatiguée qu’au premier trimestre j’ai donc préféré lever le pied.

C’est un vrai plaisir de partager tout ces changements avec ma famille et mes amis proches. Ils nous gâtent déjà beaucoup et j’ai hâte que notre bébé puisse rencontrer tous ces gens qui l’aiment déjà et qui sont là pour nous. Bref on a la chance de se sentir entourés tout en vivant à notre rythme et c’est important pour nous de pouvoir partager ces instants.

Conseils

S’hydrater

On le lit partout, enceinte il faut faire encore plus attention à son hydratation et je vous le conseille également : buvez beaucoup. Etant une petite buveuse depuis des années je me suis forcée : déjà ça donne de bonnes habitudes à garder, et ensuite on se rend vite compte à quel point on a besoin d’eau (entre le liquide amniotique à renouveler et les besoins augmentés c’est sûr que deux verres par jours sont insuffisants) et à quel point ça fait du bien. J’ai eu une période où j’ai moins bu, la tête ailleurs, et je l’ai payé par de bonnes crampes. On voit vite la différence et maintenant je fais toujours en sorte de boire en quantité suffisante.

Les vacances enceinte

Je vous ai déjà parlé de mes vacances où nous sommes partis à Nantes, dans le Morbihan et à Oléron. Mais d’un point de vue grossesse je n’ai pas trop voulu m’étaler, je voulais surtout vous présenter toutes les belles choses que nous avons découverts sur la côte ouest. Pour celles/ceux qui se posent donc la question, partir en vacances enceinte c’est bien entendu possible ! Il faut bien sûr que la grossesse se passe bien, que le gynécologue donne son accord et que le type de vacances soit adapté à la période de grossesse. Là par exemple nous avons traversé la France en voiture, aucun problème pour le milieu du 2ème trimestre qui est le plus cool, mais d’ici quelques semaines ça aurait été plus difficiles car la voiture n’est pas le plus confortable pour de longs trajets. Rien qu’à la fin du trimestre je sens la différence.

Traverser la France en voiture devient plus inconfortable enceinte, même si on se sent bien il faut avoir conscience que la circulation sanguine change beaucoup, et que pour la sécurité du bidon il faut passer ces 10h de trajet bien droite sur son siège et la ceinture bien sur les hanche et pas en travers du ventre. Et du coup il vaut mieux prévoir : un coussin pour ne pas se casser le dos en dormant assise comme un piquet, une tenue confortable -pour ma part ça a été leggins et t-shirt (supplément plaid). Mais aussi faire plus de pauses pour se dégourdir les jambes, prévoir de l’eau, manger un peu mais pas trop. Le dernier point est important, car j’ai privilégié un gros repas avant de partir pour ne pas trop grignoter sur la route, grave erreur…

Une fois sur place c’est plus simple, mais forcément les vacances sont différentes lorsque l’on est enceinte : bien regarder les menus des restaurants, regarder les activités possibles. Globalement j’ai adoré être enceinte en vacances : on prends plus le temps, on privilégie des activités douces. Mais je n’ai pas voulu me priver pour autant et me surprotéger. J’ai donc fait quand même encore du vélo, on a fait du snorkeling. Je pense qu’il faut donc adapter ses activités à la façon dont on se sent. Tout simplement profiter de cette bulle pour se retrouver à deux.

Les vêtements de grossesse

Lorsque j’ai du me rabattre sur les vêtements de grossesse,  j’ai cherché mon bonheur sur internet, et j’ai adoré la marque Envie de Fraises qui ont notamment des vêtements qui peuvent facilement être reportés après la grossesse. Une amie m’a également prêté pas mal de choses (bas et t-shirts notamment).

J’ai une grossesse où il me faut des vêtements d’été et d’hiver : ce qui peut vite revenir à très cher en matière de garde robe. Ainsi je conseillerai de commencer déjà par un tri pour savoir quels vêtements peuvent encore être portés sans être déformés et avec confort, et de quoi on a besoin. Tout ce qui ne peut plus être porté : à part dans un coin de l’armoire pour libérer de la place et y voir plus clair le matin.

Beaucoup de sites conseillent de prendre « la taille avant la grossesse ». Ce qui n’est pas forcément évident déjà quand on est dans un entre deux . Dans tout les cas voici mon conseil : prendre une taille au dessus au moins pour les pantalons. J’ai acheté mon premier pantalon de grossesse à 3 mois et demi : il tombait nickel. Mais un mois plus tard je peux déjà l’oublier. Aussi choisir des pantalons avec bandeau plutôt que la taille élastique. J’étais dubitative au début mais niveau confort c’est incomparable et il y a moins de risque de se sentir compressée notamment lorsque l’on travaille assise toute la journée. Le must en confort restant les robes !

Je conseillerai également de choisir des couleurs basiques histoire de pouvoir varier les accessoires mais ne pas avoir de difficultés à assortir ses vêtements, puisque la garde robe sera quand même limitée, quitte à se lâcher sur une robe par exemple.

Ne pas stresser le papa, et lui laisser de la place

Oui, c’est difficile, enceinte on a envie de ne parler que de ça avec sa moitié avec qui l’on est en train de fonder un foyer. Parce qu’on est pas enceinte juste parfois dans un magasin de puériculture mais bien 24h/24, donc difficile de ne pas se focaliser dessus. Sauf que le chéri lui ne l’est pas, ne peux pas comprendre à quel point cet « état » est constant/prenant/omniprésent et c’est normal.

Du coup parfois il faut réussir à remarquer quand on en parle trop, parce que dans le couple la grossesse a l’effet d’une bombe nucléaire qui nous aveugle mais que le quotidien reste tout aussi important. Donc forcément cette date fatidique du terme lui semble super loin au début du deuxième trimestre, alors qu’on sait très bien que ça va venir très vite. Ce qu’il faut faire ? Parler, quand on sent que c’est le moment, comprendre, partager et surtout continuer à faire d’autres choses ensemble, mais aussi pour soi, histoire de lâcher un peu de pression. Au début j’avais un peu de mal à le comprendre, surement un peu trop excitée, mais Kevin a été patient et je pense qu’on a trouvé l’équilibre parfait et nous sommes sur un petit nuage. A la fin du trimestre il réalise bel et bien tout ce que l’on vit et s’implique plus encore. Je pense simplement qu’il faut être patients et compréhensifs, aujourd’hui c’est lui qui devient impatient !

Le papa ne vit pas directement la grossesse mais je trouve important qu’il en fasse partie intégrante. Parce qu’un bébé se fait à deux et que chacun a une place à trouver pour en profiter au maximum et vivre cette expérience unique. J’ai donc aimé le prévenir lorsque je la sens, qu’il sache qu’elle est là avec nous et qu’elle se manifeste. Mais aussi l’encourager à y poser sa main, le soir, avant de dormir. Il existe plein de manière de créer des liens et je pense que c’est important pour le papa comme pour la maman de partager ces moments ensemble. De le vivre à deux, comme un couple, et pas égoïstement.

Anecdotes en vrac

  • Quand tu penses pouvoir passer dans un endroit étroit et que tu te retrouve bloquée à cause du ventre !
  • « Elle bouge beaucoup, pose ta main tu verras » suivi par… le calme plat, une vrai farceuse.
  • Changer la tapisserie ? Changer le sol ? Uniquement repeindre ? Ne rien faire ? Seulement l’affaire de trois mois de réflexions et de mille changements d’avis.
  • La frustration de ne pas pouvoir faire des choses que l’on aime, comme devoir arrêter le vélo, ne pas manger de munster (oui…) etc. Moquez-vous, mais franchement c’est terrible !
  • Les conseils qui commencent (déjà) à pleuvoir : « ah non tu devrais prendre une nacelle », « tu dois prendre la péridurale », « tu ne devrai pas faire ça », « ne fais pas ça » etc, tous plein de bonnes intentions, mais qui passent de conseils à ordre. J’écoute les conseils, mais pour certains il est peu concevable que je puisse ne pas les suivre. Dans ces cas là je laisse couler.
  • On essaie de pas craquer sur absolument tout ce qu’on peut trouver dans les magasins, et je suis vraiment fière car on ne s’en sort pas trop mal face à cette avalanche de choses trop mignonnes.
  • Les proches ont plus de mal à se retenir et on a déjà commencé à recevoir des cadeaux. Coup de coeur pour le body super mignon Game of Thrones offert par mon frangin. Une future geek !
  • On parle souvent des rêves pendant la grossesse, qui sont plus présents a priori. C’est confirmé pour moi avec des rêves WTF presque toutes les nuits. Pas besoin de regarder de films de fiction, mes nuits sont assez perchées. Heureusement, je suis souvent une héroïne et je sauve le monde.04
  • Je sais déjà quel plat je commanderai à la maternité après l’accouchement. Oui, j’ai faim.
  • La couvade n’est pas un mythe !

Dernière ligne droite

Ce trimestre, comme beaucoup le disent, est le plus doux à mon avis. Il me reste les trois derniers mois, la dernière ligne droite, je pense que physiquement ça sera plus éprouvant mais en même temps tout se passe tellement bien que je n’ai aucune appréhension. Le dernier trimestre sera celui des préparatifs, nous avons commencé la tapisserie de la chambre et il y a encore un peu de travail, et les affaires à préparer. Autant dire que les choses vont commencer à devenir d’autant plus réelles et qu’on commence déjà à voir notre quotidien changé. J’espère avoir le temps de réaliser tout ce que j’ai en tête, de terminer ce plaid en tricot pour lui tenir chaud, d’avoir le temps d’aller à la piscine, de faire un peu d’aquarelle pour elle et après pour une fois avoir plus de temps à consacrer à notre chez nous.

Le deuxième trimestre correspond bien à l’épanouissement. Je vais essayer de maintenir ce cap, profiter à fond de toutes ces belles choses car chaque semaine passe tellement vite que je ne veux pas en perdre une miette. Parce que je sais que toutes ces petites choses, ce moment si intime où je suis la seule à sentir ces petits coups, tous ces moments si magnifiques, mais aussi la complicité de devenir parents à deux vont surement beaucoup me manquer.